Six années d’études qui tombent à l’eau
Tombent à l’eau
Parce que je ne trouve pas de boulot
Et tout le monde me dit
Et tout le monde m’incite
A partir à Paris
Mais ce n’est pas pour moi
Je ne veux pas de la capitale
Abandonner ce qui m’est vital
Ces bouffées d’oxygène
En promenant sur la plage
A admirer ce joli paysage
Qui est dans mes gênes
Alors je ne trouve pas
Ce putain d’emploi
Et c’est 6années d’études qui tombent à l’eau
Tombent à l’eau
Parce que je ne trouve pas de boulot
Et mon foutu moral qui est à zéro
A zéro
Mais j’ai ce bienfait quotidien
Ce bonheur chaque matin
D’être restée fidèle à mes rêves
Alors je me relève
Et je ne suis pas aigrie
Contrairement aux gens qui me disent
Bien que la capitale les enlise
Vient à Paris
Vient à Paris ici tout est gris,
Il y a toujours de la pluie
On n’est pas heureux de nos vies
Alors on trime pour une meilleure vie
Mais on est condamné à rester ici
Pour compenser on essaie de frimer
Se faire miroiter une vie dorée
Mais au fond on est frustré
Et on n’est jamais gai
Alors on fuit Paris, on fuit Paris
Du vendredi au Lundi
Pour feindre de trouver le bonheur
Dans un éphémère ailleurs
Alors tant pis pour mes années d’études qui tombent à l’eau
Le bonheur pour moi est de vivre au bord de l’eau
Ne pas avoir en travers ce fort goût amer
D’avoir tout fichu en l’air
M’être éloigné de mes rêves
Alors je me relève
A nous deux nous ne faisons qu’un
Seule je suis tout à fait vulnérable
Sensation douloureuse, insupportable
Je désire pouvoir humer votre parfum
En étant à vos côtés tous les jours
Nous pourrons ainsi mieux partager
Ce sentiment si difficile à supporter
Avec tant de distance qui est l’amour
Le bonheur est juste à notre porte
Cette chance est plus qu’à saisir
Il ne faut pas la laisser courir
Il va falloir que l’on se supporte
Que notre amour soit fort
Plus fort que nos désaccords
Pour goûter au bonheur
Sortant furtivement sa tête
D’une petite et étroite fenêtre
Son regard d’un trait s’arrête
Sur ce qui fait alors naître
Dans ses yeux une forte émotion
Produite par un enfant très mignon
Ce sentiment étrange l’envahie
L’ignorant, il demeure indéfini
L’impuissance qu’il lui produit
Dans ses pensées sans cesse grandit
Comme un aimant cette image la collera
Jusqu’au jour ou fortuitement elle le reverra
Ebloui par sa sublime allure la regardera
S’approchera d’elle et ne la lâchera pas
J’ai bien dû finir par accepter
Le mal que vous m’avez causé
Notamment par vos absences
Dans les moments de souffrance
Une fois que tout va bien
Tout le monde revient
Alors que vous auriez dû m’épauler
Vous vous êtes tous éloignés
Je vous avais pardonnés
Au bout de quelques mois
En ayant pris sur moi
Non sans de vains efforts
Aujourd’hui j’ai des remords
Car chacun de votre côté
Vous n’avez pas changés
J’ai fini par ouvrir les yeux
Pour vous dire un simple adieu
Me voici à nouveau réaliste
Vous êtes bien trop égoïstes
J’ai fait preuve de patience
Ainsi que d’une intense tolérance
Dont vous n’avez eu que faire
Je ne retournerai pas en arrière
Peut être n’avons-nous pas la même conception
Sur la façon de vivre ce type de relations
Nous n’avons pas les mêmes attentes
Il me semble que cette raison est évidente
Je ne peux pas continuer de tolérer
D’appeler cette relation « Amitié »
Etant donné le nombre de distances
Vous êtes désormais des connaissances
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